← Toutes les histoires

Pleins feux sur le hockey sonore – Amy Burk et sa famille

Quatre membres de la famille Burk sourient pour une photo à la patinoire d'Ottawa

Amy Burk est technicienne de laboratoire médical, mais elle est peut-être mieux connue chez vous comme quintuple paralympienne et capitaine de l’équipe canadienne féminine de goalball. Amy, son mari Tyler et leurs deux garçons, Lucas et Ryan, sont tous inscrits au Tournoi national canadien de hockey sonore 2025, du 21 au 23 mars de cette année! Voici leur histoire :

« Je suis née avec l’albinisme, tout comme mon mari Tyler, et comme c’est un gène récessif, nos deux garçons sont naturellement nés avec cette condition. C’est une déficience visuelle présente dès la naissance, alors pour moi personnellement, c’est tout ce que j’ai jamais connu.

En grandissant, j’ai essayé d’être aussi active que possible dans les sports, même si je venais d’une famille monoparentale. Alors entre moi et mes deux frères, c’était très difficile de vraiment participer à beaucoup de sports, simplement parce qu’il n’y avait qu’un seul revenu à la maison. Puis je suis arrivée au secondaire, et il est devenu évident que les sports allaient devenir plus difficiles en vieillissant, simplement à cause de la vitesse du jeu.

Je n’avais que 13 ans quand j’ai découvert le goalball, mais je ne voulais pas m’y mettre parce que j’étais déjà tellement différente. Mon enfance a été difficile sur le plan de l’intimidation, parce que j’étais l’enfant différente. J’étais l’enfant qui ne voyait pas. J’avais les cheveux blancs, aucun pigment et des yeux d’un rouge violacé. Alors vous pouvez imaginer la quantité de commentaires que je recevais des autres enfants.

Mais je l’ai quand même essayé un an après l’avoir découvert, et à 14 ans, je participais à mes premiers championnats nationaux, où j’ai gagné l’argent! Tout s’est enchaîné à partir de là. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir donné une chance au goalball, parce qu’il a façonné toute ma vie.

Si on avance rapidement jusqu’à aujourd’hui, je suis capitaine de l’équipe féminine de goalball, quintuple paralympienne, et à nos derniers championnats du monde, nous avons terminé quatrièmes et j’y ai été nommée joueuse par excellence du tournoi, ce qui est incroyable. Alors j’ai l’impression d’être au sommet de mon art dans ce sport, mais quand il s’agit de hockey, c’est une autre histoire! C’est tellement difficile de passer du statut d’une des meilleures athlètes de ma discipline à essayer de comprendre comment freiner avec mon pied droit. C’est assez drôle, en fait!

Je connais le hockey sonore depuis des années, depuis l’une des premières activités de patin à roues alignées de Courage Canada. Mon mari et moi y sommes allés quelques fois dans la région d’Ottawa et de Montréal, mais une fois notre famille fondée, nous n’avons pas vraiment continué. Avançons encore une fois dans le temps : nous amenons maintenant nos deux enfants au programme de hockey sonore pour enfants et jeunes des Ottawa 67’s.

Maintenant qu’il existe un programme pour adultes à Ottawa, Tyler et moi faisons de notre mieux pour y être chaque semaine! Il y a beaucoup d’entraînement dans notre maison.

Je dois faire très attention à ce à quoi je m’inscris en dehors du goalball, alors je suis contente que les dates du tournoi de cette année aient bien fonctionné, parce que je ne peux pas prendre de risques pendant une année paralympique.

Les garçons ont commencé leur compte à rebours vers le Tournoi national et nous ne pourrions pas être plus enthousiastes. Certains d’entre nous sont en même temps un peu nerveux, mais c’est important de montrer à nos enfants que lorsqu’on se retrouve dans ces situations inconfortables, on peut aussi en tirer des apprentissages.

Nous cherchons simplement à passer une fin de semaine agréable où nous pourrons apprendre et améliorer nos habiletés. Au fond, je veux juste m’améliorer et contribuer aux programmes de hockey sonore, parce que nous savons que pour mettre quelque chose sur pied et le faire fonctionner, ça prend beaucoup de soutien de la part des athlètes, des entraîneurs et des bénévoles. Je veux voir le hockey sonore passer au niveau supérieur et aider à rejoindre encore plus d’enfants, de jeunes et d’adultes ayant une déficience visuelle. C’est quelque chose auquel je n’avais pas accès quand j’étais enfant, alors plus je peux aider à le soutenir, à le faire avancer et même y contribuer, mieux c’est : c’est simplement une formidable communauté dont on peut faire partie. »

Pour voir Amy et sa famille à l’œuvre, consultez notre page du Tournoi national!