← Toutes les histoires

Oliver Pye – Joueur en vedette, août 2025

Oliver devant le filet pour le Canada, suivant la rondelle dans sa zone, son bandeau visible à travers la grille de son casque

Oliver Pye a une passion pour la vie, sa famille et le hockey. Père aimant de 4 enfants, massothérapeute de métier, il est aussi un gardien de but incroyable. Voici son histoire, dans ses propres mots :

J’ai commencé le hockey à l’âge de 8 ans. Je jouais beaucoup au hockey sur étang, au hockey organisé sur patinoire, puis j’ai joué dans une ligue. Ma vision a commencé à décliner, en raison de la rétinite pigmentaire, vers l’âge de 13-14 ans. C’est vraiment la vision nocturne qui est partie en premier; j’avais encore une bonne vision de jour, alors ça ne m’empêchait pas de faire du sport.

J’ai fini par arrêter de jouer au hockey et j’ai déménagé de Pugwash à Halifax où, vers l’âge de 25 ans, j’ai pris contact avec Blind Sports Nova Scotia et je me suis mis au goalball. J’ai essayé d’autres sports comme l’athlétisme et les quilles pour aveugles, mais j’ai bien failli me faire expulser de l’édifice parce que j’ai accidentellement lancé la boule par-dessus 3 allées — alors je me suis dit que je ferais mieux de m’en tenir au goalball!

J’ai ensuite participé à de nombreux tournois régionaux et j’ai joué pour l’équipe nationale. En 2001, je suis allé avec l’équipe à Spartanburg, en Caroline du Sud, où nous avons remporté une médaille d’or pour Équipe Canada aux Jeux panaméricains. Ma carrière de goalball a duré une bonne vingtaine d’années, et j’ai encore joué un tournoi à la fin de l’année dernière quand on m’a invité — pourquoi pas!

Parfois, quand je repense à ce parcours, je prends une de ces médailles dans ma main et elle me ramène aux sons et aux sensations de l’environnement, au bruit de la foule, à l’excitation. C’est extraordinaire.

En 2017, alors que j’avais pratiquement arrêté le goalball, j’ai participé au premier entraînement du programme des Nova Scotia See Kings. La première année a vraiment consisté à réapprendre à jouer, à enfiler tout l’équipement de gardien, et j’ai eu la chance d’avoir un excellent entraîneur des gardiens.

Avec le recul, j’ai gardé les buts avec une déficience visuelle jusqu’à environ 20 ans, et même si je voyais mieux à l’époque, je voyais la rondelle quitter le bâton, mais je la perdais à mi-chemin. Maintenant, j’apprenais à le faire avec un niveau de vision beaucoup plus faible.

Après ma carrière compétitive au goalball, j’ai rapidement visé un essai avec l’équipe nationale canadienne de hockey sonore, et j’ai été repêché en 2022 à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Je suis tellement reconnaissant d’avoir pu, au cours des dernières années, jouer dans la Ligue de hockey sonore et être nommé une fois de plus au sein de l’équipe nationale canadienne de hockey sonore. Je veux continuer à pratiquer ce sport en compétition aussi longtemps que je le pourrai. Ça me donne une motivation : la motivation de garder un mode de vie sain et de montrer à mes enfants un chemin où l’on travaille fort, on s’entraîne fort et on est récompensé au bout du compte.