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Pleins feux sur le hockey sonore en octobre : Corbin Johnson

Corbin pourchasse la rondelle à l'aréna Minoru, vêtu du nouveau chandail jaune de hockey sonore des Canucks

Pleins feux sur le hockey sonore : Corbin Johnson

Il y a à peine deux ans, Corbin Johnson disputait son premier match de hockey sonore. Aujourd’hui, il a prouvé que le hockey sonore a changé sa vie : il a contribué à piloter un partenariat majeur et a pris le rôle de coordonnateur de programme à Victoria, en Colombie-Britannique. Voici l’histoire de Corbin, dans ses propres mots :

Je suis né avec la maladie de Stargardt, une condition dégénérative qui affecte ma vision centrale. C’est quelque chose avec quoi j’ai vécu toute ma vie, ma vue s’estompant lentement avec le temps. La meilleure façon de la décrire, c’est comme quelqu’un qui enlève ses lunettes et voit le monde devenir légèrement flou. Ma vision périphérique est encore intacte, mais ma vision centrale s’est détériorée.

Ce qui est intéressant, c’est que, comme c’est arrivé graduellement, mon cerveau a appris à combler les vides. Les médecins me disaient que je devrais voir une tache grise au centre de ma vision, mais je ne l’ai jamais perçue ainsi. Mon cerveau s’est simplement adapté. Il compense en remplissant les détails manquants, alors je peux encore regarder devant moi et fonctionner presque comme n’importe qui. C’est fascinant de voir à quel point le cerveau humain est adaptable.

Il y a des moments qui me rappellent à quel point je suis aveugle — comme lorsque j’essaie de trouver quelque chose sur une tablette d’épicerie — mais la plupart du temps, je n’y pense même pas. C’est tout simplement ma normalité.

En grandissant, je refusais de laisser ma vision me définir, même si je sais aujourd’hui qu’il y a une certaine humilité à l’accepter. J’étais farouchement indépendant et je n’aimais pas entendre les mots « pas capable ». Si quelqu’un me disait que je ne pouvais pas faire quelque chose, ça ne faisait que me donner envie de lui prouver le contraire. Mes parents savaient que si je me mettais quelque chose en tête, j’allais le réaliser.

J’étais attiré par les sports individuels comme la planche à roulettes et la planche à neige. J’adorais le hockey, mais je ne m’y suis jamais lancé parce que je ne voyais pas clairement la rondelle et que je ne voulais pas dépendre des autres pour me rendre à la patinoire. Malgré tout, cet amour du jeu ne m’a jamais vraiment quitté.

L’école n’était pas mon fort — non pas parce que je n’en étais pas capable, mais parce qu’elle ne correspondait tout simplement pas à ma façon d’apprendre. J’étais sociable, créatif et toujours en mouvement. À 15 ans, j’étais prêt à voir le monde, et j’ai même vécu au Mexique pendant 8 ans.

Mais peu importe où j’allais ou ce que je faisais, le fil conducteur était toujours le contact avec les gens.

Il y a quelques années, je me suis joint à l’INCA. J’ai commencé à travailler avec l’équipe de philanthropie, à bâtir des liens et à amasser des fonds pour des programmes qui soutiennent les personnes vivant avec une perte de vision.

Grâce à mon travail à l’INCA, j’ai appris qu’il est correct de parler ouvertement de sa perte de vision. Qu’il est correct d’utiliser une canne blanche. En fait, la première fois que j’ai commencé à utiliser ma canne régulièrement, je me suis senti plus fort. Ce n’était pas un symbole de faiblesse — c’était un signe d’acceptation de soi. Ça m’a aussi facilité la vie. Les gens comprennent quand ils voient la canne. Ça enlève le malaise et me permet de me déplacer dans le monde avec confiance.

J’ai aussi découvert des technologies d’assistance qui ont tout changé. Des choses simples comme des loupes d’écran ou de grands moniteurs ont rendu le travail tellement plus facile. Je n’avais plus à forcer mes yeux.

À peu près au même moment, je suis tombé sur quelque chose qui allait encore une fois changer complètement ma vie — le hockey sonore.

Même si je suis aveugle au sens de la loi depuis toujours, j’ignorais totalement que le hockey sonore existait. Je cherchais une façon amusante de rester actif, alors j’ai contacté BC Blind Sports. On m’a parlé de Hockey sonore Canada et d’une équipe locale, les Eclipse, qui s’entraînait à deux pas de mon bureau tous les vendredis et samedis.

Je suis allé voir l’un de leurs derniers matchs de la saison, et en quelques minutes, j’ai su — j’étais accroché.

Cette passion s’est transposée dans mon travail en philanthropie. J’ai commencé à réfléchir à la façon dont je pourrais aider à accroître la visibilité et le financement du hockey sonore. J’ai commencé à joindre des contacts chez les Canucks de Vancouver et au Canucks for Kids Fund, pour tenter d’ouvrir des portes à Hockey sonore Canada.

Cela a mené à des rencontres avec des anciens des Canucks, qui se sont joints à nous pour un match de démonstration de hockey sonore à Victoria. Nous avons rencontré Hockey sonore Canada et, à partir de ce moment, les Canucks sont devenus de véritables alliés. Nous avons travaillé ensemble à créer des occasions pour aider le hockey sonore à grandir, et le partenariat n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis.

Aujourd’hui, je suis ravi d’être le coordonnateur de programme de l’équipe de hockey sonore de Victoria et d’accueillir sur la glace les nouveaux joueurs comme les habitués. Je célèbre encore la mise au jeu du Tournoi régional de hockey sonore de l’Ouest 2025, où les Canucks ont annoncé leur partenariat avec Hockey sonore Canada. Pour en savoir plus, consultez cet article sur NHL.com

Enfin, l’une des choses que j’avais renoncé à poursuivre avec ma perte de vision était la photographie. En cherchant des occasions de financement, je suis tombé sur une subvention de TELUS STORYHIVE.

Je réalise, produis et monte Where’s the Puck? — un documentaire sur le hockey sonore — et nous venons de lancer une campagne de sociofinancement sur Seed&Spark pour nous aider à obtenir du soutien professionnel en postproduction.

Nous avons atteint 60 % de notre objectif de 5 000 $, mais Seed&Spark ne verse les fonds que si nous atteignons au moins 80 %. Voici le lien vers la campagne : https://seedandspark.com/fund/wheres-the-puck

Une fois terminée, la série sera présentée en première lors de projections communautaires, diffusée sur TELUS Optik TV, publiée sur la chaîne YouTube de TELUS et soumise à des festivals partout au Canada.

Merci de votre soutien!